Je ne veux pas me nommer.
Je ne veux pas me décrire.
Je veux simplement vous parler.
Ecoutez...
Je suis née un quatorze février, prématurée de deux mois, jour de la fête des amoureux, à présent triste jour pluvieux.
Les quinze première années de ma vie se déroulèrent normalement, j'étais quelqu'un de populaire dans mon lycée, j'adoraisla mode, les fêtes, les garçons, les scandales, les rumeurs.
J'étais égoïste et prétentieuse, pourtant toujours entourée d'amis.
On me pardonnait tout parce que j'étais belle.
Nous discutions quand c'est arrivé, nous n'avons pas regardées avant de traverser, trop occupées à nous moquer d'une fille de la classe, une intello, noscibles favorites, filles timides et engluées dans leurs principes, n'osant pas répondre aux insultes, qui baissent la tête en rougissant devant les rires moqueurs.
Quatre copines on eu le temps de s'écarter, pas moi, ni ma meilleur amie, Alicia.
Je me souviens de se monstre rugissant, décoré de flammes, la sono à fond, crachant le dernier morceau de teckno à la mode, les cris, le choc, la douleur, puis plus rien.
Alicia est morte, quand je me vois maintenant je me dis qu j'aurais préférée partir avec elle.
Je suis dans un fauteuil roulant, le choc m'a rendue aveugle et je ne sort plus de chez moi.
Je ne veux plus affronter le regard des auttres
Avant j'aimais sentir ces regards, qu'il soient admiratifs ou jaloux, j'aimais les oeuillades des garçons, les filles, elles me dévisageaient, m'observaient cherchant l'imperfection qui alimenterait leur venin tout comme leurs propres défauts alimentaient le mien.
Maientenant j'en est peur, je les hais ces regards de pitié, ces regards gênés que je peux sentir glisser de mes yeux fixes à mes jambes frêles à jamais immobiles.
Au début on me rendait visite, puis petit à petit, comme ma vie, elles s'émiéttèrent, je ne recevais q'une lettre de temps en temps.
A présent on m'a oublié, après cinq mois et dix-huit jours.
La dernière visite fut celle de Malik, petit copain du moment.
Il m'a quitté parce que c'était "trop dur pour lui", et pour moi alors?
Tu crois que c'étais facile d'encaisser les invitations aux fêtes ou tout le monde aller danser et flirter?De s'entendre raconter des après-midi mémorables ou tous le monde riait et s'amusait.
Sans moi. Comment le monde pouvait -il continuer de tourner sans moi?
Maintenant, chaque fois que j'entends quelq'un courrir, je le maudits, chaque fois que j'entends un couple enlacé échangé des baisers passionnés, chaque fois que j'entends un rire je maudits celui ou celle qui l'a porté à ces lèvres.
Ces plaisirs me sont à jamais refusés, mon seul ami est ce fauteuil roulant électrique, dernier cadeau de mon père avant son divorce.
Ma mère, elle m'a offert un chien mais il préfère aller jouer dehors avec mon petit frère.
Pourquoi moi?
Parce que je profitais trop de la vie sans la respecter?Pour toutes les personnes dont je me suis moquées?Pour tous ses garçons que j'ai méprisés?
Je n'étais qu'une envellope vide avant, je suis prisonière de mon corps à présent.
Mais plus pour longtemps, la vie s'échappe par les plaies béantes de mes poignets, ne soyez pas triste, moi je suis heureuse, heureuse de partir d'ici, et je m'endors, une expression de sérénité sur le visage, enfin..
pour Marie, jtador, merci